3 octobre 1957 : le traité de Rome, acte fondateur de l’Europe
Le 3 octobre 1957, la France ne signait pas un nouveau record ferroviaire, mais bien plus : le traité de Rome, acte fondateur de la Communauté économique européenne (CEE). Un texte signé quelques mois plus tôt, le 25 mars 1957, qui a posé les bases du marché commun et transformé durablement l’économie, l’agriculture et les échanges commerciaux de l’Hexagone.
Pour comprendre l’Union européenne d’aujourd’hui, ses normes, ses subventions agricoles et la libre circulation des biens et des personnes, il faut revenir à ce moment précis où six pays ont décidé de lier leurs destins économiques.
Un traité signé à Rome pour tourner la page des guerres
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’Europe cherche à éviter un nouveau conflit. L’idée est simple : rapprocher les économies pour rendre la guerre matériellement impossible. Après l’échec de la Communauté européenne de défense en 1954, les dirigeants se rabattent sur l’économie.
Le 25 mars 1957, à Rome, six pays signent deux traités : celui instituant la Communauté économique européenne (CEE) et celui créant la Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom). Le traité de Rome entre en vigueur le 1er janvier 1958.
L’objectif est clair : créer un marché commun où les marchandises, les services, les capitaux et les personnes circulent librement. Une révolution pour une France encore largement rurale et protectionniste.
Les six pays fondateurs
- France
- Allemagne de l’Ouest
- Italie
- Belgique
- Pays-Bas
- Luxembourg
Ces six nations représentent alors environ 170 millions d’habitants. Le traité est signé par des figures comme Christian Pineau pour la France, Konrad Adenauer pour l’Allemagne ou encore Antonio Segni pour l’Italie.
Ce que le traité a changé pour les Français
Pour le citoyen ordinaire, le traité de Rome n’est pas resté un texte lointain. Il a modifié le quotidien à plusieurs niveaux.
- L’agriculture : la Politique agricole commune (PAC), mise en place en 1962, découle directement de cet esprit. Elle a soutenu les revenus des agriculteurs et modernisé les exploitations.
- Les échanges : les droits de douane entre les six pays ont été progressivement supprimés. Les produits allemands, italiens ou belges sont devenus plus accessibles.
- Les normes : avec le marché commun sont apparues des règles communes, notamment sur la sécurité alimentaire ou les standards industriels.
- La libre circulation : même si elle s’est concrétisée plus tard, la promesse d’un espace sans frontières pour les travailleurs et les entreprises est inscrite dans le traité.
Aujourd’hui, lorsque vous achetez un produit importé d’Allemagne sans payer de taxe supplémentaire, ou lorsqu’un agriculteur français perçoit une aide de la PAC, vous vivez une conséquence directe du traité de Rome.

Un héritage toujours débattu en 2026
Le traité de Rome n’a pas figé l’Europe. Il a créé un cadre qui n’a cessé d’évoluer : Acte unique en 1986, traité de Maastricht en 1992, traité de Lisbonne en 2009. Mais il reste la matrice originelle.
Aujourd’hui, les débats sur la souveraineté européenne, les normes environnementales ou la politique agricole commune renvoient souvent à ce texte fondateur. Comprendre le traité de Rome, c’est saisir pourquoi l’Union européenne fonctionne comme elle fonctionne, avec ses forces et ses critiques.
Pour les lecteurs, la date du 3 octobre 1957 n’est pas une date de signature, mais elle rappelle que la construction européenne s’est faite par étapes, parfois techniques, souvent décisives. Le traité de Rome reste l’une de ces étapes qui ont façonné la France d’aujourd’hui.
Les faits essentiels
- Signature : 25 mars 1957, à Rome.
- Entrée en vigueur : 1er janvier 1958.
- Signataires : France, Allemagne de l’Ouest, Italie, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg.
- Création : Communauté économique européenne (CEE) et Euratom.
- Objectif : marché commun fondé sur la libre circulation des marchandises, services, capitaux et personnes.
- Héritage direct : Politique agricole commune (1962), suppression progressive des droits de douane, normes communes, libre circulation.
- Évolutions ultérieures : Acte unique (1986), traité de Maastricht (1992), traité de Lisbonne (2009).
Ce que cela change concrètement pour vous
Le traité de Rome n’est pas qu’un document historique. Il a des répercussions tangibles dans la vie quotidienne des Français.
- Consommation : vous achetez des produits importés d’Allemagne, d’Italie ou de Belgique sans payer de droits de douane supplémentaires. Cette facilité découle directement du marché commun instauré par le traité.
- Agriculture : si vous êtes agriculteur ou si vous connaissez quelqu’un dans le secteur, les aides de la PAC que vous percevez ou dont vous entendez parler sont l’héritage direct de la politique agricole commune, elle-même née de l’esprit du traité de Rome.
- Travail et mobilité : la possibilité pour un Français d’aller travailler dans un autre pays de l’Union européenne sans visa ni permis de travail spécial trouve ses racines dans la promesse de libre circulation inscrite dans le traité.
- Normes et sécurité : les règles communes sur la sécurité alimentaire, les standards industriels ou la protection des consommateurs sont autant de conséquences du marché commun. Elles vous protègent au quotidien, même si vous n’y pensez pas.
Pourquoi le traité de Rome compte encore aujourd’hui
Le traité de Rome a créé un cadre qui n’a cessé d’évoluer. Aujourd’hui, les débats sur la souveraineté européenne, les normes environnementales ou la politique agricole commune renvoient souvent à ce texte fondateur. Comprendre le traité de Rome, c’est saisir pourquoi l’Union européenne fonctionne comme elle fonctionne, avec ses forces et ses critiques.
Pour les lecteurs, la date du 3 octobre 1957 n’est pas une date de signature, mais elle rappelle que la construction européenne s’est faite par étapes, parfois techniques, souvent décisives. Le traité de Rome reste l’une de ces étapes qui ont façonné la France d’aujourd’hui.
Source: Vie Publique
Contexte et actions A propos de cet article
Source et verification Sources
Cet article s'appuie sur des sources institutionnelles et des archives audiovisuelles pour retracer la signature du traité de Rome.
- Date de signature confirmée : 25 mars 1957
- Entrée en vigueur : 1er janvier 1958
- Six pays signataires vérifiés
- Source
- Vie Publique
- Portée
- France
- Mis à jour
- 2026-10-03 07:30
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